Le Pape François rend hommage aux martyrs d'hier et d'aujourd'hui

Nouvelles de l'Eglise Universelle
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(RV) «L’Église est une Église de martyrs» a rappelé le Pape François dans la basilique de Saint-Barthélémy sur l’ile Tibérine, dans le centre de Rome. Le Saint-Père a présidé en effet ce samedi 22 avril dans l'après-midi une liturgie de la Parole en l’honneur des "nouveaux martyrs" des XXe et XXIe siècles.

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C’est dans cette basilique, confiée à la communauté Sant'Egidio que reposent de nombreuses reliques, croix, bibles, bréviaires, lettres, ou objets personnels ayant appartenu à ces témoins de la foi, prêtres, évêques, laïcs, adultes ou enfants, de tous pays, de tous âges qui ont traversé les dernières décennies.

La cérémonie a commencé par des témoignages de proches de martyrs contemporains, comme celui de Karl Schneider, fils d’un pasteur tué par les nazis à Buchenwald ou de Roselyne, la sœur du père Jacques Hamel, assassiné en juillet 2016, dont le bréviaire repose dans l’église, et dont le procès en béatification vient d'être ouvert.

(RV) «L’Église est une Église de martyrs» a rappelé le Pape François dans la basilique de Saint-Barthélémy sur l’ile Tibérine, dans le centre de Rome. Le Saint-Père a présidé en effet ce samedi 22 avril dans l'après-midi une liturgie de la Parole en l’honneur des "nouveaux martyrs" des XXe et XXIe siècles.
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C’est dans cette basilique, confiée à la communauté Sant'Egidio que reposent de nombreuses reliques, croix, bibles, bréviaires, lettres, ou objets personnels ayant appartenu à ces témoins de la foi, prêtres, évêques, laïcs, adultes ou enfants, de tous pays, de tous âges qui ont traversé les dernières décennies.

La cérémonie a commencé par des témoignages de proches de martyrs contemporains, comme celui de Karl Schneider, fils d’un pasteur tué par les nazis à Buchenwald ou de Roselyne, la sœur du père Jacques Hamel, assassiné en juillet 2016, dont le bréviaire repose dans l’église, et dont le procès en béatification vient d'être ouvert.

Témoignage de la soeur du père Jacques Hamel



«Jacques était fort de sa joie dans l’Évangile, il a livré un témoignage pour le monde entier dont nous ne mesurons pas encore l’ampleur» a dit Roselyne Hamel. Le Pape, d'une voix grave a ensuite pris la parole. Vêtu d’une étole rouge, couleur du sang des martyrs, il a rappelé les paroles du Christ «N’ayez pas peur ! Le monde vous haïra mais sachez qu’avant vous il m’a haï».

«Combien de communautés chrétiennes sont aujourd’hui objet de persécutions !» a martelé François soulignant que l’Église avait besoin de martyrs et de saints de tous les jours. «Sans eux, l’Église ne peut aller de l’avant, ils sont les témoins qui portent en avant l’Église, ceux qui attestent que Jésus est ressuscité, qu’il est vivant, ils l’attestent avec la cohérence de leur vie et avec la force de l’Esprit Saint qu’ils ont reçu en don.»

Un héritage qui nous donne paix et unité



Faire mémoire de ces témoins de la foi et prier ici est aussi un grand don, a souligné le Saint-Père, qui est sorti de son texte pour évoquer avec émotion cette femme «qui nous regarde du ciel», une chrétienne dont il avait rencontré le mari lors de sa visite au camp de réfugiés de Lesbos en 2016. «Cet homme est musulman et sa femme, à qui ont a demandé d'enlever sa croix a été égorgée devant lui» s'est remémoré le Pape, rappelant que cet homme portait intérieurement la croix de la souffrance d'avoir perdu sa femme, mais ne manifestait aucune rancœur.

L’héritage vivant des martyrs nous donne paix et unité, a t-il poursuivi, «ils nous enseignent qu’avec la force de l’amour, avec la tendresse, on peut lutter contre l’intimidation, la violence, la guerre et on peut réaliser avec patience cette paix.» Après avoir prononcé son homélie, le Pape s’est ensuite recueilli devant plusieurs reliques situées dans les chapelles latérales de cette a basilique, portant la mémoire des martyrs du génocide rwandais, de ceux du communisme, du nazisme, des mafias, des narcotrafiquants. Il a rencontré également dans une salle jouxtant la basilique des familles de réfugiés pris en charge par la communauté Sant'Egidio.

Nouvel appel pour les migrants



Après cette rencontre informelle et chaleureuse avec ces réfugiés, le Pape François s'est adressé à la foule rassemblée sur le parvis en ces termes : «Je vous remercie pour la présence et la prière en cette église des martyrs. Pensons à la cruauté, la cruauté qui aujourd'hui s'abat sur tellement de gens. Les gens qui arrivent en barques et ensuite restent là, dans des pays généreux comme la Grèce et l'Italie qui les accueillent», mais que les accords internationaux empêchent de circuler, a regretté le Pape.

«Si en Italie chaque commune accueillait deux migrants, il y aurait de la place pour tout le monde. Et que cette générosité du sud, de Lampedusa, de la Sicile, de Lesbos, puisse contaminer un peu le nord. C'est vrai : nous sommes une civilisation qui ne fait pas d'enfants, mais nous fermons aussi la porte aux migrants. Ceci s'appelle un suicide. Prions!», a exhorté le Pape, avant de se retirer.

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