Les diocèses de l’Église d’Algérie rassemblés à Alger

Assemblée inter-diocésaine 2014
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Dix ans après la dernière assemblée interdiocésaine d'Algérie, en octobre 2004, 450 délégués diocésains se rassemblent en la basilique de Notre-Dame d'Afrique à Alger les 24 et le 25 octobre.

Ces deux jours permettront de « prendre conscience » du nouveau visage de l'Église en Algérie.

Devant une Église algérienne de plus en plus cosmopolite, jeune et composée davantage de laïcs, les quatre diocèses d'Algérie (Alger, Oran, Constantine et Ghardaïa) se sont donné rendez-vous à Alger, les 24 et 25 octobre, pour faire le point après une année de réflexion sur le chemin parcouru, les espérances et la réalité de leur Église. Un court texte sera publié à l'issue de cette deuxième assemblée pour « dire l'Église telle qu'elle est aujourd'hui ».

 

En présence de l’ancien maître de l’ordre des dominicains, le P. Timothy Radcliffe, 450 délégués diocésains et invités sont réunis à cette occasion : des étudiants subsahariens, des chrétiens algériens, des expatriés, des religieux de diverses congrégations, et des migrants majoritairement Camerounais et Nigériens.

D’une Église « cléricale » à une Église de laïcs

« Nous, religieux, avons réalisé qu’une Église de baptisés, plus algérienne et plus universelle, prenait corps sous nos yeux. En dix ans, nous sommes redevenus une Église “normale”, composée plus seulement de professionnels de la foi mais d’un peuple de citoyens baptisés, explique Mgr Jean-Paul Vesco, évêque d’Oran et accompagnateur du groupe de pilotage de ce rassemblement interdiocésain.

« Nous sommes partis du témoignage, écrit à la première personne du singulier, de 500 chrétiens vivant en Algérie. Ces récits d’étudiants, de prisonniers, de migrants, d’expatriés et de religieux rendent compte d’expériences parfois douloureuses. »

« Il faut être discret, mais pas silencieux »

Durant ces dix dernières années, l’Église d’Algérie a dû faire face à un certain nombre d’obstacles. Les dispositions répressives de l’ordonnance du 26 février 2006 sur les cultes non-musulmans ainsi que les difficultés récurrentes à l’obtention des visas ont donné l’impression que « l’Église catholique était un danger pour la société algérienne », regrette Mgr Vesco.

> Lire le blog : L’Eglise catholique en Algérie, une petite flamme fragile

« Aujourd’hui nous sommes discrets parce que nous sommes minoritaires, à peine quelques milliers de catholiques dans tout le pays, estime Mgr Vesco. Mais aussi parce que la transmission de l’Évangile doit être discrète, quels que soient le pays et le nombre de fidèles. »

Sortir des années noires

« En 2004, nous sortions d’une décennie noire, d’années de terrorisme durant lesquelles l’Église avait tenu, au prix du sang, à témoigner de son lien sans repentance avec l’Algérie », rappelle le P. Michel Guillaud, membre du comité de pilotage, et prêtre dans le diocèse de Constantine (nord-est).

« Mais depuis l’assemblée interdiocésaine qui s’est tenue en 2004, la société algérienne s’est pacifiée. L’Église ne craint plus aujourd’hui de dire qui elle est », reprend-il.

 

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