Le cœur humain et sa soif de communion affaiblissent les barrières faites d’idéologies et de préjugés. Il nous fait passer de l’enfermement à l’ouverture, de l’illusion de notre supériorité à la vulnérabilité et à l’humilité. Au lieu de rechercher la sécurité à l’intérieur de notre groupe, nous la trouvons dans notre propre cœur, dans une nouvelle maturité enrichie d’une force nouvelle.

C’est parce que nous nous appartenons mutuellement et que nous nous reconnaissons comme frères et sœurs d’une même humanité que nous apprenons non seulement à accepter les autres tels qu’ils sont avec leurs dons et leurs qualités, mais également à reconnaître que chacun est une personne à part entière, avec un cœur vulnérable. parler.

Une appartenance véritable implique le respect de l’autre. On coopère de façon saine, on s’écoute mutuellement. On apprend à résoudre les conflits qui surgissent lorsqu’une personne tente de dominer les autres. On écoute et on respecte ceux qui sont moins capables et qui ont parfois peur de parler.

Nous avons tendance à penser qu’être humain, c’est avoir la capacité à acquérir des connaissances, un pouvoir et un statut social reconnu. Nous avons oublié le cœur, comme s’il n’était qu’un symbole de faiblesse, un lieu de sentimentalité et d’émotions subjectives, au lieu de le percevoir comme une source de vie, une force qui peut briser notre égocentrisme, nous aider à grandir, nous ouvrir aux autres et nous révéler la beauté fondamentale de l’humanité.

La découverte d’une humanité commune cachée derrière nos différences peut sembler dangereuse à certains. Nous risquons alors non seulement de perdre un pouvoir, des privilèges et une certaine image de nous-mêmes, mais aussi d’être confrontés aux zones d’ombre cachées en nous, à nos blessures, et même au mal présent dans notre cœur et dans notre culture. La découverte de notre humanité commune peut nous faire vivre une grande insécurité.

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