Hommage au cardinal Jean-Louis Tauran sur la télévision KTO

Cardinal Jean-Louis Tauran

Eglise Universelle
Typography

Décédé ce jeudi 05 juillet à l’âge de 75 ans, KTO chaîne de télévision catholique française rend hommage au cardinal Jean-Louis Tauran, il a dédié sa vie au service de l’Église, grand diplomate, il a œuvré pour la paix dans le monde. Sa dernière charge depuis 2007 au Vatican était président du conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, il fut un conseiller écouté et apprécié en particulier grâce aux relations de confiance et d’estime qu’il a su nouer avec le monde musulman. voici le lien:

http://www.ktotv.com/cardinal-tauran


 


Témoignage personnel de Tauran sur son parcours
ce texte vient du livre de Christophe Roucou publié chez Bayard avec comme titre: "Je crois en l'homme", chez Bayard

Avant-propos

Né le 5 avril 1943 à Bordeaux, mon père était négociant en vins. Mes parents ont eu deux enfants, une fille de dix-neuf ans mon aînée et moi-même. Mes parents étaient respectueux de la religion catholique ; invitaient des prêtres à prendre des repas chez nous. Mais ils n’étaient guère pratiquants. De mes parents, j’ai reçu, entre autres, le sens du devoir et celui du travail. J’ai été témoin aussi de la grande générosité de mes parents qui avaient le souci d’aider les personnes en difficulté qu’ils rencontraient.

De quand date l’appel à devenir prêtre ? De ma plus tendre enfance. Cela pourra vous étonner mais j’ai un souvenir très précis alors que je n’avais qu’environ quatre ans. Je fréquentais un jardin d’enfants catholique et tous les jours à 16h15 nous avions la bénédiction du Saint Sacrement. J’étais fasciné ce moment et plus particulièrement par l’ostensoir1 . Dès quatre ans, j’ai su que ma vie était là. Le prêtre, aumônier de cette école, est mort en prononçant les paroles de la consécration !

Mes études se sont déroulées au Lycée Michel de Montaigne de Bordeaux. Je m’arrête sur ce que j’y ai vécu car j’y ai i été beaucoup marqué par l’un de mes professeurs, agnostique, en classe de seconde. A travers ce qu’il nous disait sur la nature et la grâce chez Pascal. Il m’a fait aimer Pascal. Et depuis ce temps-là, les « Pensées » de Pascal m’ont toujours accompagné, partout où je suis allé.

Je retiens aussi la figure de l’aumônier du lycée et sa manière de célébrer. De mon enfance à la fin des études au lycée, j’ai été ainsi marqué par des figures de prêtres, leur manière de célébrer mais aussi leur grande culture. Ceux qui étaient invités à la maison lisaient les grands auteurs en latin ou en grec « aperto libro », à livre ouvert. Et puis cette estime, voire admiration, pour des prêtres a continué lorsque je suis entré au séminaire tenu par les Sulpiciens, à Bordeaux, en septembre 1961. Par la suite, lorsque j’étais à Rome au Séminaire français, je suivais des cours de philosophie puis de théologie à la Grégorienne2 , j’étais frappé par l’humilité de ces pères jésuites, à la fois grands savants et vivant dans des conditions très modestes.

Au milieu des études à Rome de septembre 1963 à l’été 1969, il y a eu la coupure du service militaire que j’ai effectué, en 1965, dans la coopération culturelle au Liban : j’enseignais le français au collège St Jean l’apôtre, à Beyrouth. Après la licence de philosophie en 1965, j’ai obtenue celle de théologie à la Grégorienne en 1969. J’ai été ordonné prêtre à Bordeaux par l’archevêque, mgr Marius Maziers, le 20 septembre 1969. Mes parents en ont été ravis ; ils étaient surtout contents de me voir et savoir heureux dans ma vie de prêtre

Ma vocation est une vocation de prêtre, quelles que soient les missions qui m’ont été confiées, j’ai toujours voulu les vivre comme un prêtre et exercer le ministère pour lequel j’avais été ordonné. De 1970 à 1973, vicaire à la paroisse Sainte Eulalie à Bordeaux, j’ai suivi des cours de droit canonique à l’Institut catholique de Toulouse où j’ai obtenu la licence en 1973.

C’est à cette date que mgr Maziers, sollicité depuis plusieurs années, m’a donné son accord pour entrer à l’Académie pontificale ecclésiastique qui forme, à Rome, les diplomates du Saint-Siège. Au cours de ces deux années d’études, j’ai soutenu une thèse de droit canonique à la Grégorienne. Puis, à la sortie, en 1975, j’étais nommé à mon premier poste diplomatique : attaché de nonciature en République dominicaine.

Deux ans plus tard, en 1979, j’étais envoyé à la nonciature apostolique à Beyrouth où j’ai vécu jusqu’à la mi-juillet 1983. J’ai beaucoup aimé ces quatre années à Beyrouth, ayant de nombreuses occasions de sortir des bâtiments de la nonciature que ce soit pour accompagner les sœurs faire les courses ou pour participer à des rencontres ou des réunions avec des Libanais ! Je reviendrai sur cette expérience marquante pour moi.

Le 14 juillet 1983, le pape Jean-Paul II me rappelle à la Secrétairie d’Etat à Rome pour travailler, comme auditeur, au Conseil pour les affaires publiques 3 . A ce titre je participe aux échanges et travaux de la Conférence pour la Sécurité en Europe (CSCE), forum entre les pays occidentaux et les pays de l’Est de l’Europe. En 1988, je deviens sous-secrétaire du Conseil pour les Affaires publiques puis Secrétaire en 1990. Je reçois l’ordination épiscopale des mains du Pape Jean-Paul II, le jour de la fête de l’Epiphanie, le 6 janvier 1991, avec le siège de Thélepte, ville située aujourd’hui en Tunisie au sud de Kassérine. J’assume cette fonction, en quelque sorte de «  ministre des affaires étrangères du Pape, jusqu’en 2003, soit une douzaine d’années.

Le 21 octobre 2003, Jean-Paul II me fait cardinal et me nomme « Archiviste et bibliothécaire de la sainte Eglise romaine ». Puis, en septembre 2007, presqu’un an jour pour jour après le discours qu’il avait prononcé à l’Université de Ratisbonne, en Allemagne, le pape Benoît XVI me nomme à la tête du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux, responsabilité qui est la mienne à ce jour. Cela fait donc 36 ans que je suis revenu du Liban et que j’assume des fonctions au sein de la curie romaine, c’est-à-dire des services, situés au Vatican, chargé d’aider le pape dans sa mission.

Lorsque le pape François m’a nommé « Camerlingue » le 20 décembre 2014, des journalistes m’ont qualifié de « numéro trois » de l’Eglise catholique, cela m’a fait sourire ! Le camerlingue est seulement chargé durant quelques jours d’assurer la bonne marche du gouvernement de l’Eglise entre la mort ou la démission d’un Pape et l’élection de son successeur.

Permettez-moi de revenir sur ces quarante années de service diplomatique dans l’Eglise. D’abord, je voudrais souligner que, pour l’Eglise, la diplomatie est un instrument dont on se sert, ce n’est pas une fin en soi. Durant les quatre années à la nonciature du Liban, j’ai beaucoup appris sur le Moyen-Orient, ce que j’y ai vécu m’a beaucoup servi par la suite. J’ai pu y constater que ce qui faisait le Liban comme pays et qui donnait une commune conscience d’être libanais c’était l’école. C’est là que j’ai pris conscience de l’importance de l’enseignement de l’histoire. Au Liban, tous les jeunes apprenaient dans les mêmes livres et avec les mêmes professeurs, quelles qu’aient été leur appartenance religieuse ou confessionnelle.

A contrario, quand des années plus tard, je me suis rendu en Bosnie-Herzégovine, me rendant successivement à Mostar, Sarajevo et Banja Luca, j’ai eu le sentiment de visiter trois pays différents ! L’esprit des accords de Dayton visant à la réconciliation des habitants de ce territoire qui appartiennent à trois peuples et à trois traditions religieuses, je ne l’ai vu à l’œuvre qu’à l’orphelinat St Joseph à Sarajevo.

Depuis 1975, je travaille dans le cadre de la Curie 4 et depuis 1983 au Vatican soit plus de quarante ans dont vingt-huit au service de la diplomatie ! Cela vous surprendra peut-être mais pour moi la Curie est une école d’humilité. Nous y sommes toujours le « numéro 2 » de quelqu’un, même le pape est le numéro 2 : il n’est que le vicaire du Christ ! J’y suis témoin chez beaucoup de ceux qui y travaillent d’un extraordinaire sens du service, et pas seulement en interne. Un exemple parmi d’autres, le cardinal Casaroli5 visitait régulièrement des jeunes délinquants dans les prisons romaines. Pour ma part, dans la mesure du possible, j’ai toujours essayé de sortir, d’aller rendre des visites dans des familles pour éviter la tentation de l’isolement.

C’est une grâce aussi d’être l’un des collaborateurs du Pape. Avec Jean-Paul II, j’avais rendez-vous tous les mercredis soirs pour évoquer les relations internationales. Je peux témoigner que toutes les grandes décisions qu’il a prises, il les a prises dans la prière. Avec le pape François, je vis une communion spirituelle très intense. C’est un homme de Dieu !

Pour le consistoire où j’ai été créé cardinal, j’avais choisi d’inscrire sur l’image que je donnais cette phrase de l’apôtre Paul aux Corinthiens : « Nous sommes vos serviteurs à cause de Jésus ». (2 Co 4, 5) C’est ainsi que j’ai vécu et que je vis aujourd’hui mon ministère dans un service de Curie. La plupart des prêtres avec qui j’ai travaillé à la Curie m’ont beaucoup apporté. J’exprime ici le plus fort de ce qui m’a marqué, je n’entends pas pour autant tout justifier.

Mes débuts dans le dialogue interreligieux ne datent pas de ma nomination à la présidence du Conseil pour le dialogue interreligieux ! Mes premières rencontres avec des musulmans, ce fut tout simplement celles avec mes élèves au collège où j’enseignais à Beyrouth. Durant ces années libanaises, j’ai eu la chance durant ces années de côtoyer et d’écouter un jésuite, le Père Augustin Dupré Latour. Il réunissait des « couples mixtes », formés par une chrétienne et un musulman, et j’ai eu l’occasion de participer à ces rencontres. C’était la première fois que je participais à un groupe d’amitié islamo-chrétienne. En parlant de ces rencontres, il écrivait : « Croyants de deux religions, nous nous sommes retrouvés, non comme des « sédentaires » satisfaits de ce qu’ils possèdent, mais comme appartenant à la race des « nomades », vivant sous une « tente », des itinérants guides par l’Esprit de Dieu. Nous nous sommes reconnus tout spontanément, non pas comme possédant la vérité divine, mais comme possédés par cette vérité, qui guide, entraine, libère, chacun dans sa ligne propre, plus attaché à sa propre foi. »

Entre le moment où le Pape Benoît XVI m’a appelé au Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux (CPDI), en juin 2007, et ce début de 2016 beaucoup d’événements se sont déroulés. En positif, je ne compte plus les voyages effectués pour participer à des rencontres aux quatre coins de la planète, en négatif, la violence qui se développe à travers le terrorisme qui s’est répandu, le Moyen-Orient plus déchiré que jamais. C’est vrai que le développement du terrorisme peut miner l’expérience du dialogue. Mais ce ne sont pas les mêmes qui tuent et qui désirent échanger avec nous. Au long de ces presque neuf années, je demeure toujours touché par l’accueil que je reçois de mes interlocuteurs ou partenaires dans les échanges et les rencontres.

Souvent, je reçois cette question de la part de journalistes : « Comment pouvez-vous encore croire au dialogue ? » Les textes ici rassemblés témoignent de ma conviction et de mon engagement sur ce chemin du dialogue envers et contre tout. Pourquoi ? Mon engagement repose sur cette conviction que c’est Dieu qui est le moteur de l’histoire et qu’IL est aussi présent dans le cœur de chaque être humain. Je crois qu’avec un peu de bonté, on peut changer le monde. Nous avons reçu deux cadeaux de Dieu : une intelligence pour comprendre et un cœur pour aimer. Que faisons-nous de ces deux cadeaux ?

Du sein de notre Eglise, j’entends d’autres critiques vis-à-vis du dialogue interreligieux qui conduirait au relativisme de la foi et de la doctrine. Je pense que cette critique ne tient pas ; pour moi, au contraire, le dialogue interreligieux est le meilleur antidote qui soit au relativisme. Lorsque vous échangez avec quelqu’un qui n’est pas chrétien vous êtes conduit à lui dire qui est Jésus-Christ pour vous ... et donc le cœur de ma foi !

Toute ma vie sacerdotale est bâtie sur le dialogue : dialogue avec les lycéens à Beyrouth, dialogues vécus au Liban, dialogues avec les diplomates, dialogues avec les représentants des grandes religions.

Mon chemin de foi se confond avec ma vie de prêtre. On est prêtre toujours et partout, y compris dans le service diplomatique. Pour moi, le texte clef de l’Evangile, c’est bien sûr celui des Béatitudes (Mt 5, 1-13 ou Luc 6, 20-28). Ce qui guide mon ministère de prêtre, c’est cette phrase de Paul que j’avais inscrite sur mon image d’ordination sacerdotale : « Au nom du Christ nous sommes ambassadeurs… laissez-vous réconciliez avec Dieu. » (2 Co, 5 20-21). Je suis prêtre toujours et partout, et même dans une réception, on peut échanger sur la foi ou faire une catéchèse ! L’homme est un mystère et il y a toujours en lui un recoin de sa personne en attente de Dieu.

Deux maximes guident ma vie quotidienne, une phrase de Jeanne d’Arc : « Dieu fait ma route » et une autre de St François de Sales : « A chaque jour suffit sa peine, sa demi-lumière et son cantique ».

Dans ma responsabilité actuelle au Vatican, je suis au service de la communion dans l’Eglise et plus largement, j’ose penser, de la communion entre les hommes. Mon ministère est un exercice continuel de dialogue. Il suppose d’abord l’écoute. Quand des évêques du monde entier viennent dans nos bureaux, notamment à l’occasion des visites « ad limina » 6, notre première attitude est de les écouter nous dire ce qu’ils vivent sur le terrain. Et je dois reconnaître que «  sur le terrain », le travail des religieux, des missionnaires est admirable, le positif de ce qu’ils vivent l’emporte largement sur le négatif.

Comment envisager les années à venir ?

Nous chrétiens, aurons-nous le courage de la différence ? Saurons-nous au milieu de nos contemporains être habités d’une liberté intérieure qui nous donne de vivre et penser autrement, non en opposition avec eux mais pour faire entendre la différence chrétienne. Je voudrais citer deux grandes figures, témoins de cette différence chrétienne et de cette liberté spirituelle puisée en Christ. Pensez à St Augustin, dans sa cité assiégée par les Vandales, au début du V° siècle, et la liberté intérieure qui le conduit à écrire la « Cité de Dieu » et à envisager un avenir pour l’Evangile sans aucun rapport avec l’angoisse du temps. Pensez à Teilhard de Chardin, sa liberté spirituelle, l’horizon de pensée qu’il ouvrait. Sa « Messe sur le monde » est un texte mystique et sacerdotal extraordinaire.

De manière plus générale, je crois que nous pouvons attendre de bonnes surprises. Pourquoi ? D’une part parce que Dieu est à l’œuvre en chaque être humain, en chacun d’entre nous. D’autre part, parce que dans toutes les situations, on peut trouver quelqu’un qui porte la lumière. Les Balkans me reviennent en mémoire sur ce point. En 1991, l’archevêque de Zagreb, le cardinal Franco Kuharic disait à ceux qui s’attaquaient à ses compatriotes catholiques : « Tu détruis ma maison, je t’aide à reconstruire la tienne. » Je pense aussi à ces prêtres et religieux rencontrés à Sarajevo. Ils me faisaient le récit des tortures qu’ils avaient subies de la part de fanatiques musulmans mais jamais je n’ai entendu de leur part le moindre sentiment ou expression de haine.

La force de l’amour est incroyable. Il y aura toujours des passionnés de Dieu capables de faire germer l’amour là où il n’est pas ! 

Cardinal Jean-Louis Tauran

1 Pièce d’orfèvrerie pour présenter l’hostie (Corps du Christ) à l’adoration des fidèles. Du centre où elle est placée partent des rayons dorés, évoquant un soleil.
2 L’Université de la Grégorienne à Rome est la plus prestigieuse des universités romaines, elle est tenue par les Jésuites.
3 Le Conseil pour les affaires publiques de l’Eglise, au sein de la Secrétairie d’Etat, a en charge les relations du Saint Siège avec les Etats, la participation aux conférences diplomatiques et aux organismes internationaux.
4 On entend par « Curie » l’ensemble des services qui, au Vatican, aident le pape à remplir sa mission au service de l’Eglise universelle.
5 Le cardinal Casaroli a été Secrétaire d’Etat de 1979 à 1990, sous le Pontificat de Jean-Paul II.
6 Visites «  ad limina » : visites que les évêques viennent faire régulièrement à Rome pour rendre compte de leur mission au successeur de l’apôtre Pierre, l’évêque de Rome, et à ses collaborateurs et recevoir leurs conseils et encouragements.


Cardinal Tauran

 

Merci Cardinal Tauran

Pour rendre grâce pour ce fidèle serviteur de l’Eglise et de sa mission de paix et de dialogue. Je veux évoquer deux souvenirs. En 2014, le Cardinal est venu comme envoyé spécial du Pape François à la cérémonie qui clôturait la restauration de la Basilique Saint Augustin à Hippone (Annaba). Déjà affaibli par la maladie, il a frappé les responsables du pays avec lesquels il s’est entretenu, par sa simplicité, sa pensée claire et sa volonté de dialogue dans la franchise. Un des moments importants de cette visite fut le long temps d’échange à l’intérieur même de la Basilique entre lui et des imams d’Annaba venus, en djellaba blanche, pour le rencontrer. Mais ce qu’il a retenu de la vie de notre Eglise, il le confiait ainsi au Père Christophe Roucou : « Au moment du repas qui suivait la célébration à la Maison des Petites Sœurs des Pauvres, alors que je sortais de la cuisine, j’ai vu une Petite Sœur aux pieds d’un vieillard algérien qu’elle soignait. C’est cela l’Église ! » Je peux confirmer qu’il aimait notre Eglise et à chaque passage à Rome, je lui rendais visite et il me demandait des nouvelles de notre Eglise. L’autre souvenir que je veux mentionner, c’est l’accueil qu’il a réservé à notre groupe de pèlerins, lors de notre pèlerinage interdiocésain à Rome, fin septembre 2016. Il nous a reçus dans une salle du Conseil Pontifical pour le Dialogue interreligieux. A de nombreux interlocuteurs, par la suite, il fera écho de son échange avec les enfants du pays qui ont participé à ce pèlerinage. Leur témoignage l’avait touché, comme son accueil avait touché les pèlerins. Oui, merci, chez Cardinal, cher Père pour votre humble force. Vous avez toujours cru au dialogue interreligieux. Votre attitude intérieure, votre humanité savait favoriser l’ouverture des cœurs.

+ Mgr Paul Desfarges