2 avril - Sentir la mort - Vivre le Carême avec Retraite dans la Ville

Temps de Carême : "Carême dans la ville" - S’arrêter, prendre le temps
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Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié.
Évangile selon saint Jean, chapitre 11, verset 4


Lazare, malade, meurt. Des amis se déplacent. Ils entourent les sœurs de Lazare. Rassemblés, ils veulent sentir la vie, pressentir l’avenir. Ils déplacent le corps mort de Lazare au tombeau. La mort menace la vie. Son odeur redouble la douleur.

Comment croire à la vie quand tant de personnes vivent des deuils sans soutien amical et fraternel ? Pourquoi est-ce si difficile de s’approcher d’une personne endeuillée, si difficile de trouver les mots pour les respecter ? Lazare mort, Jésus paraît. Marthe lui déclare son espérance déçue, la foi encore vive. Marie, en pleurs, dit son assurance à peine ébranlée : si tu avais été là ! Des amis de Lazare font écho à la foi et l’espérance de Marthe et de Marie : ne pouvait-Il pas empêcher Lazare de mourir ?

Ces questions, je les entends, je les fais miennes comme autant de cris adressés à Dieu. Jésus succombe, Il pleure. Frémissant d’émotion, Il ordonne à Lazare de sortir de son tombeau et aux amis de le délier et de le laisser aller.

Étranges impératifs auxquels le corps qui répond au nom de Lazare s’est dressé.

La Parole du Christ le relève, le meut, l’émeut jusqu’à revivre. Comme si le cadavre avait attendu la parole de son ami qui avait tardé. À sa voix, il le reconnaît et vient à sa rencontre. Mais avant tous ces ordres et mouvements, Jésus avait prié. Le Père a entendu sa prière : « Pour ta gloire, n’abandonne pas Lazare à la mort. Fais que la mort n’ait pas le dernier mot. Fais que la chair soit glorifiée plutôt que corrompue, qu’elle sente la vie débordante plutôt que la mort débilitante ! »

Lazare, dépouillé des bandelettes, laisse entrevoir la gloire de Dieu, le poids des paroles de Jésus : « Je suis la vie éternelle. » Ce corps revivifié a déjà quelque chose du « ceci est mon corps » eucharistique du Jeudi saint. La vue de Lazare, le délié, suscite la foi. Sa vie, par contre, provoque chez d’autres un désir encore plus vif de le supprimer et de tuer Jésus. La mort rôde, jamais loin.

 

 @Carême 2017 « Ceci est mon corps » que nous suivrons avec les dominicains de Lille @http://careme.retraitedanslaville.org/http://careme.retraitedanslaville.org/

 



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