Marie-Noëlle Thabut commente la fête du Christ Roi

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D'une année liturgique à l'autre, de la fête du Christ Roi à l'ouverture de l'Avent, nous sommes invités à lever les yeux vers l'À-Venir. C'est le même projet de Dieu qui continue à se déployer.

Le mois de novembre est à la charnière de deux années liturgiques ; et le passage de l'une à l'autre manifeste une étonnante continuité : de la fête du Christ Roi à l'ouverture de l'Avent, nous sommes invités à lever les yeux vers l'À-Venir car c'est bien le même projet de Dieu qui continue à se déployer dans notre histoire. Pour y collaborer, il nous faudra mettre en œuvre tous les talents qui nous ont été confiés. À commencer par le plus merveilleux : la Parole de Dieu elle-même, que nous aurons la joie de découvrir au long des dimanches.

D'une année liturgique à l'autre, de la fête du Christ Roi à l'ouverture de l'Avent, nous sommes invités à lever les yeux vers l'À-Venir. C'est le même projet de Dieu qui continue à se déployer.
Le mois de novembre est à la charnière de deux années liturgiques ; et le passage de l'une à l'autre manifeste une étonnante continuité : de la fête du Christ Roi à l'ouverture de l'Avent, nous sommes invités à lever les yeux vers l'À-Venir car c'est bien le même projet de Dieu qui continue à se déployer dans notre histoire. Pour y collaborer, il nous faudra mettre en œuvre tous les talents qui nous ont été confiés. À commencer par le plus merveilleux : la Parole de Dieu elle-même, que nous aurons la joie de découvrir au long des dimanches.

J'irai moi-même à la recherche de mes brebis



Ézéchiel a pris soin de précéder sa prédication de la mention "Parole du Seigneur Dieu", car il savait que son auditoire aurait un peu de mal à le croire. En effet, l'heure était au découragement et au doute. Par le passé, pourtant, on se flattait d'être le troupeau de Dieu, le peuple guidé par sa main, comme dit le psaume 94 (95). Mais, depuis la catastrophe de la prise de Jérusalem par les troupes de Nabuchodonosor et la déportation à Babylone, plus encore depuis le désastre de la destruction du Temple, on doutait d'être encore le peuple de Dieu. A quel avenir pouvait-on prétendre, maintenant ? Par le passé, on s'était montré trop souvent indignes de l'Alliance conclue au Sinaï et le désastre pourrait bien être un châtiment ; Dieu pourrait-il encore nous pardonner ? Ou plutôt, ne nous aurait-il pas définitivement abandonnés ?

Mais un prophète est avant tout un croyant ; il sait que le Dieu fidèle ne saurait se renier : Ézéchiel peut donc affirmer haut et fort que l'Alliance du Sinaï n'est pas rompue. Le peuple d'Israël est encore et toujours le peuple de Dieu ; ici le vocabulaire est important : on notera les répétitions "mes brebis, mon troupeau". "Maintenant, j'irai moi-même à la recherche de mes brebis, et je veillerai sur elles. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis."

J'irai les délivrer



Un berger digne de ce nom ne laisse pas ses brebis errer loin de leur pâturage. Dieu ne saurait donc laisser son peuple trop longtemps loin de sa terre : "J'irai moi-même à la recherche de mes brebis, et j'irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de brouillard et d'obscurité". C'est donc une annonce claire d'un prochain retour au pays. Et lorsque ce sera chose faite, Dieu lui-même veillera à ce que son troupeau soit en bonnes mains : "C'est moi qui ferai paître mon troupeau, c'est moi qui le ferai reposer, déclare le Seigneur Dieu !".

La brebis perdue, je la chercherai



"La brebis perdue, je la chercherai ; l'égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la soignerai. Celle qui est faible, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître avec justice." Cette description du berger idéal ne correspond malheureusement à aucune réalité : tous les responsables du peuple d'Israël ont failli, parfois gravement, à leur mission. Le prophète, ici, annonce que, désormais, les choses vont changer : les responsables du troupeau s'acquitteront enfin honorablement de leur tâche.

Très certainement, Ézéchiel ne pensait pas que Dieu envisage de venir en personne marcher sur la terre de Palestine : pourtant, quelques siècles plus tard, le véritable et unique Bon Pasteur est venu prendre lui-même la tête de son troupeau : "Je suis le bon berger : le bon berger se dessaisit de sa vie pour ses brebis" (Jean 10, 11).

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