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Une méditation inspirée pour le Vendredi saint

Découvrez le chemin de croix écrit par Jacques Gauthier.

1e station – Jésus est condamné à mort

Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié. (Mt 27, 26)

Jésus, ta vie nul ne la prend, tu la donnes librement avec amour. Tu prends sur toi la condamnation qui pèse sur Barabbas, sur tout le genre humain. Tu es flagellé, couronné d’épines, livré pour être crucifié. Béni sois-tu de vaincre les ténèbres du mal par la puissance de ton humilité.

2e station – Jésus est chargé de sa croix

Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. (Mt 16, 24)

Jésus, tu es chargé de ta croix comme Isaac porta sur son dos le bois de son holocauste. Elle est l’arbre de vie qui nous ouvre les portes du Ciel. Nous marchons à ta suite sur les via dolorosa du monde. Nous prenons nos croix et tu les portes avec nous. Béni sois-tu pour ta croix qui allège notre fardeau.

3e station – Jésus tombe sous le bois de la croix

Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha. (Jn 19, 17)

Jésus, ta faiblesse nous fortifie. Tu tombes lourdement sur le sol. Ton corps écrasé par la croix gît dans la poussière. Tu te relèves avec patience, faisant toute chose nouvelle. Béni sois-tu de nous aider à retrouver le chemin de la ressemblance, nous qui sommes créés à l’image de Dieu.

4e station – Jésus rencontre sa Mère

Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. (Mc 3, 35)

Jésus, tu rencontres ta mère qui souffre et c’est toute l’humanité qui trouve grâce à tes yeux. Par elle, tu nous consoles sur nos chemins de croix. Avec elle, nous sommes pour toi un frère, une sœur, une mère. Béni sois-tu pour celle qui a dit oui, Marie, notre joie, notre mère, notre reine.

5e station – Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa croix

Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. (Lc 23, 26)

Jésus, nous sommes ce Simon qui porte ta croix. Tu nous décentres de notre souffrance pour nous faire communier à la tienne. Nous sommes ton Corps mystique qui te prolonge dans le monde. Béni sois-tu pour ton Église qui nous enfante à la vie divine.

6e station – Véronique essuie la face de Jésus

Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus.(Lc 23, 27)

Jésus, tu marches vers la mort et des femmes te soutiennent. Gardiennes de la vie, elles voient l’amour sur ton visage ensanglanté. Véronique l’essuie avec tendresse comme si c’était le premier-né du monde. Béni sois-tu d’imprimer dans la chair de notre cœur les traits de ton visage.

7e station – Jésus tombe pour la seconde fois

Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. (Is 53, 5)

Jésus, tu heurtes la pierre et tu tombes une seconde fois. Le châtiment qui pèse sur toi nous donne la paix. Tu transformes notre misère en ta miséricorde qui s’abaisse pour nous relever. Par tes blessures, nous sommes guéris. Béni sois-tu de changer notre cœur de pierre en cœur de chair.

8e station – Jésus console les filles de Jérusalem

Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! (Lc 23, 28)

Jésus, des filles de Jérusalem pleurent en te voyant défigurer, mais ta miséricorde les inonde ainsi que leurs enfants. Nos larmes se mêlent aux tiennes qui nous lavent de la lèpre du péché. Béni sois-tu pour ces femmes qui te consolent dans les douleurs de l’enfantement de la nouvelle création.

9e station – Jésus tombe pour la troisième fois

C’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. (Is 53, 4)

Jésus, nos souffrances sont si grandes, nos douleurs si lourdes, que tu tombes une troisième fois. Personne ne te retient en cette chute infernale où tu justifies ceux et celles qui gémissent dans les profondes déchéances humaines. Béni sois-tu d’être venu chercher et sauver ce qui est perdu.

10e station – Jésus est dépouillé de ses vêtements

Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. Puis, ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort. (Lc 23, 34)

Jésus, tu es dépouillé de tes vêtements pour nous revêtir du vêtement de noce de ton triomphe. Tu te laisses dévêtir pour couvrir la honte de nos fautes. Ta douceur vainc le mal, ton pardon domine les ténèbres. Béni sois-tu de nous envelopper du manteau de ta miséricorde.

11e station – Jésus est cloué sur la croix

Ils crucifièrent Jésus, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. (Lc 23, 33)

Jésus, ton corps crucifié est la plus belle parole d’amour jamais dite. Tes mains et tes pieds percés laissent passer la lumière entre deux larrons. Tes plaies éclairent nos nuits, nos doutes, nos tombeaux. Béni sois-tu d’être avec nous à l’heure de la mort comme tu l’as été pour le bon larron.

12e station – Jésus meurt sur la croix

Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira. (Lc 23, 46)

Jésus, ton grand cri d’amour résonne chaque jour, retentit dans la prière, nous élève à chaque eucharistie. Avec toi, nous remettons tout au Père, nous étanchons ta soif, nous accueillons ta mère. Beni sois-tu de nous avoir aimé jusqu’au bout et de nous avoir ouvert ton cœur éternellement.

13e station – Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère

Joseph acheta un linceul, il descendit Jésus de la croix. (Mc 15, 46)

Jésus, Agneau immolé, tu élèves le monde en descendant de la croix. Des langes de la crèche au linceul du Calvaire, ce n’est pas dans la mort que tu reposes, mais entre les bras de ta mère, nouvelle Ève d’une terre nouvelle. Béni sois-tu pour le suaire qui recouvre ton corps et qui sera irradié de la lumière de ta résurrection.

14e station – Jésus est mis au tombeau

Les femmes regardèrent le tombeau pour voir comment le corps avait été placé. (Lc 23, 55)

Jésus, tout est accompli. Les femmes voient le tombeau où ton corps est placé. Demain, elles contempleront ta gloire. Tu te lèveras, remontant du séjour des morts avec les justes. La vie appelle ta vie, le silence épouse ta parole, l’amour veille ta victoire. Béni sois-tu pour ta résurrection qui transfigure nos matins en joie de Pâques.

Alger

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